A la conquête de la Normandie…
Avec un BPREA en maraîchage en poche, il ne lui reste plus qu’à trouver le site de son futur projet de vie ! Il sait d’ores et déjà qu’il ne pourra pas le réaliser dans son secteur natal où la pression foncière rend l’installation hors cadre familial impossible. « A 28 ans, avec des enfants en bas âges nous étions mobiles, c’était le bon moment pour se lancer ! » précise Etienne.
Il s’inscrit donc sur le Répertoire Départ Installation des 3 régions du Grand Ouest : Bretagne, Pays de la Loire et Normandie. Après plusieurs visites, il pose ses valises en Normandie et plus précisément dans le bocage Virois, un point d’attache pour lui car il y retrouve de la famille. Un critère à ne pas sous-estimer selon lui : « Il faut se donner la possibilité d’être soutenu par des proches quand on mène ce type de projet. » C’est aussi entre stages et visites qu’Etienne s‘est ouvert tout au long de son parcours : « ce sont les rencontres et les échanges qui permettent de s’élever ». A son arrivée en Normandie, il s’est attaché à en faire de même afin de bien s’ancrer sur son territoire.
Des plants “coucounés”
Même si l’activité change en passant de l’horticulture à la production de plants potagers, le site est adapté et ne manque pas d’atouts : une surface de 3500 m² de serre en verre chauffée, un climat tempéré, un puit pour la ressource en eau, la proximité d’un axe autoroutiers pour les livraisons…
De quoi mener à bien son élevage ! Et oui, que ce soit des plants “froids” produits sur plaques alvéolées ou “chauds” sous forme de mottes, la production de plants s’apparente grandement à l’élevage de par la surveillance quotidienne qu’il faut réaliser, aux mesures d’hygiène très strictes qu’il faut respecter et à la gestion technique et sanitaire indispensable pour veiller au bon développement des plants. « Il faut les mettre dans un cocon » : maîtriser les conditions climatiques, éviter les pressions fongiques ou parasitaires… En somme mettre toutes les bonnes conditions en œuvre pour passer l’ensemble des étapes : de la germination, l’acclimatation, le développement racinaire du plant jusqu’au durcissement étape qui le prépare à son futur environnement.
Autre parallèle avec l’élevage d’animaux : le passeport sanitaire. En effet, il faut détenir une habilitation délivrée par SEMAE, l’interprofession des semences et un passeport sanitaire pour exercer ce type d’activité. Chaque plant possède ainsi un numéro qui permet de faire le suivi des différents opérateurs qui sont intervenus dans sa production afin d’identifier l’origine de tout problème sanitaire s’il y a lieu.