S’installer en agriculture, c’est un vrai défi. Pour Romain Hébert, jeune agriculteur en Seine-Maritime (76), c’est une aventure qu’il vit pleinement. À la tête d’une exploitation laitière de 160 hectares dont 23 hectares attribués par la Safer, il transforme actuellement 400 000 litres de lait par an, soit 40 tonnes de fromage. « L’objectif, c’est d’atteindre les 600 000 litres, mais cela dépend des pâtures disponibles pour les vaches », explique-t-il.
Romain a grandi dans un village où il y avait plus de vaches que d’habitants, et dès son plus jeune âge, il a su qu’il voulait travailler dans le secteur agricole. Après un parcours académique impressionnant, il a suivi une école d’ingénieur en agriculture, un Master et un Doctorat en recherche environnementale liée à l’agriculture, décrochant un Bac +9.
Avec deux associés, Romain gère la production et la commercialisation de ses fromages. « On vend principalement à des professionnels : Biocoop, magasins de producteurs locaux, et des restaurations collectives. On peut aussi passer des commandes en click and collect à la ferme, mais pas de vente directe sur place », précise Romain. La transformation se fait avec l’aide de trois salariés.
Mais au-delà de la production, Romain se confronte à un autre défi : la pression foncière. « Il y a 11 hectares qui se sont libérés à moins de 500 mètres du corps de ferme, mais c’est un gros agriculteur qui les a récupérés », raconte-t-il. Ses terres, principalement en herbe, sont réparties sur trois îlots, mais « les terres sont loin du corps de ferme, ce qui est moins optimal en termes de rentabilité ». Il a besoin d’agrandir son exploitation et de disposer de pâtures plus proches du corps de ferme. « On a besoin de remembrements pour que les pâtures soient accessibles à nos vaches laitières », souligne-t-il.
Grâce à l’accompagnement de la Safer de Normandie, son installation s’est bien passée. « Dès le départ, tout s’est très bien passé », affirme-t-il.
Romain Hébert est un jeune agriculteur qui gère son exploitation avec un dynamisme qui impressionne. « Les jeunes agriculteurs sont vraiment porteurs d’une belle image », conclut le président et le directeur de la Safer de Normandie.