Devenir agriculteur tout en conservant une autre activité professionnelle est un choix qui séduit de plus en plus de porteurs et de porteuses de projet. Qu’il s’agisse d’une reconversion ou d’un projet de vie, la double activité agricole permet d’avancer progressivement, en sécurisant ses revenus pendant les premières années. En Normandie, cette forme d’installation répond à une réalité de terrain. Les fermes sont diverses, les débouchés nombreux et les structures d’accompagnement proposent un suivi personnalisé pour aider les futures générations agricoles à construire un projet solide. Par ailleurs, les dispositifs régionaux d’aide à l’installation ont évolué avec la révision du dispositif Normandie Démarrage Installation. Il est important d’être accompagné et d’identifier les aides mobilisables, de choisir un statut adapté et de bâtir un projet cohérent avec ses objectifs professionnels et personnels.
Qu’est-ce que la double activité agricole ?
La double activité agricole, également appelée pluriactivité agricole, consiste à exercer une activité agricole tout en conservant une autre profession, qu’elle soit salariée ou indépendante. Cette situation concerne des profils très variés : salariés du secteur privé, artisans, commerçants, professions libérales, consultants, télétravailleurs ou encore chefs d’entreprise. Certains souhaitent préparer une reconversion, d’autres développer une activité agricole complémentaire sans pour autant abandonner leur métier principal.
Cette solution présente plusieurs avantages. Le premier est de sécuriser les revenus du foyer. Les premières années d’une exploitation sont souvent marquées par des investissements importants et une montée en puissance progressive de la production. Conserver un salaire ou une autre source de revenus permet de traverser cette période plus sereinement. La double activité offre également la possibilité de tester son projet en conditions réelles. Elle laisse le temps d’acquérir de l’expérience, de développer sa clientèle, d’ajuster son système de production et de vérifier que l’activité correspond bien aux attentes du porteur de projet. Enfin, elle constitue une véritable transition professionnelle. Nombreux sont les agriculteurs qui ont commencé leur activité à temps partiel avant de s’y consacrer pleinement quelques années plus tard.